3.647 Notre Dame d’Anguera-Maracanaú/CE-Bahia-Brésil Pedro Régis 30 04 2012 … Le Tchad vivra l'angoisse d’un condamné

Publié le par monSeigneur et monDieu

Chers enfants, donnez le meilleur de vous dans la mission que le Seigneur vous a confiée. Vous êtes dans le monde, mais vous n’êtes pas du monde. Fuyez le péché et servez le Seigneur avec fidélité. Je vous demande de continuer fermement suivant le chemin de prière, d'amour et de fidélité.

 

Mon Fils, Jésus vous aime et connaît chacun de vous par le nom. Ayez confiance en Lui et ne laissez pas les choses du monde vous éloigner de la grâce de Mon Jésus. Je veux vous aider, mais cela dépend de vous ce que Je fais. Vous vivez dans un temps pire que celui du déluge. Les hommes se sont détournés du Créateur et sont devenus esclaves du péché. Ne laissez pas le démon vous tromper.

 

Priez. Votre victoire est dans la force de la prière. Nourrissez-vous de l'Eucharistie et renforcez-vous par la Parole de Mon Fils Jésus. Vous aurez encore de longues années de dures épreuves. Le Tchad vivra l'angoisse d’un condamné et la douleur sera grande pour Mes pauvres enfants. Ne reculez pas. Je serai à vos côtés.

 

C'est le message que Je vous transmets au nom de la Très Sainte Trinité. Je vous remercie de Me permettre de vous réunir ici une fois de plus. Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Soyez dans la paix. Amen.

 

 

Du blog : Chade, également connu comme le Tchad en français, qu'est-ce ?

C’est un pays enclavé, situé dans le nord de l'Afrique centrale. Il est bordé par la Libye au nord, le Soudan à l'Est, la République centrafricaine au sud, le Cameroun et le Nigeria au sud-ouest et le Niger à l'ouest. Il est divisé en trois régions géographiques principales: une zone désertique dans le nord, la ceinture aride du Sahel dans le centre et la fertile savane soudanaise dans le sud.  Le lac Tchad, auquel le pays doit son nom, est la deuxième plus grande réserve d'eau d’Afrique et la plus grande du pays. Or selon le Directeur de la Division des terres et des eaux de la FAO,  le bassin du lac Tchad, l’un des plus importants sites du patrimoine agricole mondial, qui assure la survie de quelque 30 millions de personnes réparties dans quatre pays : le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger. Situé à l’extrémité ouest du Tchad et dans le nord-est du Nigeria et s’étendant également au Niger et au Cameroun, se meurt. Il est principalement alimenté par le fleuve Chari et son affluent le Logone, qui autrefois représentait 90 % de son apport en eau. C’était auparavant en Afrique la plus grande réserve d’eau de la région du Sahel, qui occupait environ 26 000 kilomètres carrés, soit à peu près la taille de l’État américain du Maryland et une superficie plus grande que l’État d’Israël ou du Koweït. En 2001, le lac couvrait moins d’un cinquième de cette surface. « C’est peut-être pire encore aujourd’hui »

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), une structure régionale qui régule l’utilisation des eaux du bassin et d’autres ressources naturelles, estiment que les méthodes de retenue d’eau et d’irrigation inopérantes des pays riverains du lac sont en partie responsables de son assèchement. Emmanuel Asuquo-Obot du Fonds mondial pour la nature (WWF), une organisation qui se consacre à la conservation de la faune et de la flore, dénonce le détournement des eaux du fleuve Chari pour les projets d’irrigation et de barrages le long des fleuves Hama’are et Hadeja dans le nord-est du Nigeria. À la suite de l’assèchement partiel du lac, la plupart des agriculteurs et des éleveurs se sont déplacés vers des zones moins arides, où ils se disputent les ressources foncières avec les communautés hôtes. D’autres sont allés vivre à Kano, Abuja, Lagos ou dans d’autres grandes villes et y occupent des emplois de subsistance ou mendient dans les rues. Ceux qui résident encore à proximité du lac Tchad observent avec effroi la rapidité avec laquelle le lac se meurt. Par exemple, le village de Doran Baga, autrefois situé sur la rive, se trouve actuellement à 20 kilomètres du lac.

Le point le plus élevé au Tchad est Emi Koussi dans le désert du Sahara. Sa capitale et plus grande ville est N'Djamena. Le pays est le foyer de plus de deux cents groupes ethniques. Les langues officielles sont l'arabe et le français comme religions officielles sont l'islam et le christianisme.

L'une des principales questions du Tchad est commune à bon nombre de pays colonisés dont africains : Comment être nationaliste dans un pays défini par des étrangers ?

Comment définir le Tchad, serait-ce à la Jacques Chirac, ancien président français qui croyait avoir découvert la clé de tous les problèmes en expliquant qu'il était « un espace délimité par la frontière de ses voisins ».

Un espace... ne serait ce pas plutôt  un accident historique, issu d'une diplomatie de la règle et du crayon qui aurait pu tout aussi bien cadastrer la Lune. Le résultat d'un jeu de hasard puisque à Berlin, en 1885, les puissances coloniales se partagèrent des morceaux de territoires dont nul ne savait, souvent, ce qu'ils contenaient. Suivirent soixante-dix années de colonisation. Soixante-dix années de désintérêt, avec une administration de maintien de l'ordre qui favorisa la seule zone rentable à ses yeux - le Sud cotonnier -, au point d'inverser le déséquilibre précolonial au détriment du Nord. L'indépendance enfin, livrée en 1960 sans mode d'emploi à des cadres inexpérimentés, comme on livre un cadeau empoisonné avec ses tares : Absence de conscience nationale et de notion de l'État, tribalisme, extrême dépendance vis-à-vis de l'extérieur, mentalité d'assisté, sous-développement absolu. Tous les germes en sorte pour naître dans la tourmente. La première rébellion a éclaté cinq ans après l'indépendance, la dernière s'est éteinte il y a à peine quatre ans. Entre-temps, les armées française et libyenne ont fait du Tchad leur bac à sable, des coups d'État ont ensanglanté les murs du Palais, N'Djamena a été ravagé par la guerre civile et un avatar de Pol Pot y a fait de la torture un instrument de pouvoir. Où en est le Tchad actuellement ?  il a incontestablement progressé, même s'il est encore bien loin de la bonne gouvernance : Le coton, qui a fait pourtant vivre plus de 3 millions de personnes dans le sud du Tchad, puisqu'il était un important pourvoyeur de fonds, a entre 2009-2010 connu une chute de la production de coton-graine à 35000 tonnes, alors qu’elle dépassait les 180000 t dix ans auparavant…d'où un effort de restructuration entrepris sur fond de privatisation avec comme objectif la relance de la filière qui semble bien partie, si l’on en croit la timide reprise de la production, qui est passée à 52570 t en 2010-2011, pour atteindre 70000 t cette année. Le domaine de l'agriculture et de l'élevage, est le centre d'un ambitieux projet agropastoral baptisé Baghara. En ce qui concerne la filière « sucre » la Compagnie sucrière du Tchad (CST) a pour objectif sa remise sur les rails et d'investir de façon à combler la consommation du pays.

Par ailleurs N'Djamena s'est métamorphosée, après des années de guerre quasi permanente depuis son indépendance,  dont le dernier événement marquant date de février 2008 : L'attaque de 2 000 rebelles venus du Darfour avait partiellement détruit N'Djamena. Quatre ans plus tard, elle est méconnaissable. Les différends politiques ne se règlent plus à coups de kalachnikov ou dans les cellules de la sinistre Direction de la documentation et de la sécurité (DDS), une opposition désunie mais pugnace fait entendre sa voix. N 'Djamena s'est développée à la vitesse grand V, cependant son développement s'est fait de façon plutôt anarchique et souvent sans aucun schéma directeur faisant ainsi de N 'Djamena la troisième ville la plus chère du monde pour les expatriés, après Luanda et Tokyo, selon le classement Mercer de juillet 2011. En revanche, elle est presque dernière en ce qui concerne la qualité de vie. Un effort est entrepris pour redresser la situation d'autant que l'argent du pétrole a sur les progrès économiques et sociaux du pays des effets collatéraux incontestables. Et N'Djamena a choisi d'affecter une bonne partie des rentrées pétrolières à une politique de développement accéléré des infrastructures (routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc.) et des industries de transformation locales (cimenterie, raffinerie). Cette priorité a été rendue possible par un climat apaisé qui n'a plus nécessité l'effort d'armement du milieu des années 2000. Cette nouvelle priorité rend le secteur du bâtiment et des travaux publics particulièrement florissant et « amorce un début de diversification de l'économie »

Producteur de brut depuis 2003, le Tchad entend tirer le plus grand profit de son pétrole. D'autant que la quantité d'or noir extraite de son sous-sol est en baisse.

Les turbines de la raffinerie de Djermaya (à 40 km au nord de N'Djamena) produisent quelque 14 000 barils par jour (sur une capacité de 20 000 b/j) ce qui couvrent largement les besoins du pays. Une partie de la production commence même à être exportée vers les pays voisins. China National Petroleum Corporation (CNPC) et l'État, qui détiennent respectivement 60 % et 40 % de la Société de raffinage de N'Djamena (SRN), sont convenus, début février, de faire en sorte que la production destinée au Tchad soit continuellement assurée. Car non seulement les revenus du pétrole sont mal répartis, mais en plus les populations locales subissent les impacts négatifs de son exploitation : outre la pollution générée, avec la multiplication des puits et des emprises pétrolières, la pression foncière est telle qu'elles n'ont plus d'espace pour cultiver. Selon un rapport de l'ONG française CCFD-Terre solidaire rendu public fin janvier, une grande partie des recettes pétrolières a servi à l'achat d'armes durant la période d'instabilité liée aux rébellions à répétition. La hausse des budgets de l'éducation et de la santé est réelle, mais les experts internationaux estiment que les recettes affectées à ces secteurs auraient dû être plus élevées. De nouvelles infrastructures routières, éducatives, sanitaires et sociales sortent de terre depuis cinq ans, mais certains chantiers impliquent de gros investissements totalement disproportionnés. Si l'on ne bannit pas le processus de passation des marchés publics de gré à gré et sans appel d'offres, on encourage une corruption systémique d'autant que le Tchad n'a pas besoin de justifier ses choix auprès des bailleurs de fonds, FMI ou Banque mondiale, avec lesquels il n'a aucun programme depuis trois ans.  Entre l'argent du pétrole et les prêts - que l'on suppose low cost - de la Chine, de l'Inde ou du Qatar, il n'a aucun problème de fins de mois, ce qui tend à l'empêcher de mettre un frein à sa prodigalité pas souvent équitable et parfois dissimulée.

D'autant que sortant de l'ombre comme partout  ailleurs, même si rares sont ceux qui avouent leur appartenance. Et oui, avec ses rites et son goût du secret, la franc-maçonnerie fascine et fait chaque jour de nouveaux adeptes. Et sur le continent noir, dans les cercles du pouvoir, beaucoup en font partie, le Tchad n'y fait pas exeption. Le président Idriss Déby Itno au pouvoir depuis 1990, a été réélu en 2006, est le très discret grand maître de la Grande Loge du Tchad. Ici comme dans de nombreux pays africains en outre,  les francs-maçons sont accusés d'avoir perdu les valeurs de justice, de liberté et de tolérance qu'ils étaient censés défendre. « En France, ils peuvent se prévaloir d'avoir mené certains combats pour la laïcité ou l'abolition de la peine de mort, explique un leader de la société civile gabonaise. Chez nous, ils sont arrivistes et carriéristes. Ils viennent aux tenues blanches dans l'espoir de rencontrer un ministre ou de faire une affaire. »

De De Gaulle, à Nicolas Sarkozy, en passant par François Mitterrand, et l'avenir nous dira que dire de la présidence nouvellement au pouvoir,  la franc-maçonnerie a souvent servi de réseau d'information et de lobbying dans les plus hautes sphères du pouvoir économique et politique. Nombre de ministres de la Coopération, de responsables des services de renseignements  ou de responsables de l'Agence française de développement (AFD) sont ou ont été francs-maçons.

 

Texte fait à partir de sources diverses

Je félicite cependant le site de jeuneafrique.com pour la richesse, la finesse et l’objectivité de ses articles.