Carême 2013 – PAS N°11 - 12 : Le Salut par la foi - N°1

Publié le par monSeigneur et monDieu

 

LE DESERT ET LA FOI

 

 

Le désert nous aide à concevoir que nous ne pouvons pas Connaître notre DIEU, L’aimer, Le craindre, Le servir, Le louer en toutes Ses œuvres, sans L’accueillir  en nos frères… notre réflexion a amenée à revoir :

 

Que par ce commandement nouveau que Notre Seigneur confie à ses disciples, Il nous livre l’âme de toute la Loi, qu’il avait longuement expliqué au premier jour et tout au long de sa vie publique. Cet ordre unique et  incontournable qu’il nous délivre récapitule non seulement toute la Loi ancienne, mais aussi la pierre d’angle du Plan de notre Salut tel que prévu par le Père.

 

« Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13,34).

 

Notre Salut fondé sur l’Amour que Dieu nous porte depuis la création du monde qui est totalement et pleinement gratuit, puisque c’est par pure gratuité que Dieu nous a créés, nous a donné la vie, et nous recrée en nous donnant sa vie, en son Fils dans l’Esprit.

 

Aussi celui qui aime Dieu, ne peut le Lui manifester qu’au travers du propre témoignage de l’Amour du Père que nous ait donné l’Unique Médiateur envoyé par le Père : Jésus Lui-Même, qui est la seule source de  cet Amour Divin qui doit nous amener à intégrer en Lui, avec et Par Lui  cet impératif sous-jacent :

 

 « Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent » (Mt 5,44),

 

« Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent » (Lc 6,27) ;

 

mais le Chemin pour y parvenir passe par Jésus qui nous dit :

 

« Sans moi - hors de moi - vous ne pouvez rien faire » (Jn 15,5)

 

…tu aimeras Dieu lui-même, Dieu en ton prochain, ton prochain, pas seulement de tout toi-même - de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toute ton âme (Dt 6,5)

 

- mais, avec ma grâce aussi, avec moi-même. Comme j’ai aimé mon Père parmi vous et comme je vous ai aimés, comme je vous ai montré l’exemple.

Nous sommes conviés à reconnaître que même de façon imparfaite, nous avons besoin plus que jamais de l’aide de Jésus. Lequel dans sa mission apparaît comme l’unique Médiateur entre Dieu et les hommes.

Puisque notre salut, n’est pas la récompense ou le résultat de nos mérites : il est l’œuvre de la foi.

Mais qu’est-ce donc cette Foi susceptible de nous ouvrir la route vers le Salut que nous offre notre Dieu ?

A l’aide des Saints Apôtres Jean, Pierre et Paul nous allons définir notre Foi que tout au long de cette traversée du Désert, nous allons tacher d’approfondir.

 

Le Salut par la foi

 


      

C’est la grâce de Dieu qui nous introduit dans la nouvelle création :

 

Tout m'a été remis par mon Père, et nul ne connaît le Fils si ce n'est le Père, et nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. (Mt 11,27) ;

 

Nul ne peut venir à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. (Jn 6,44);

 

Car c'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, moyennant la foi. Ce salut ne vient pas de vous, il est un don de Dieu ; (Ep 2,8).

 

Ce pas décisif

 

vous remercierez le Père qui vous a mis en mesure de partager le sort des saints dans la lumière.13  Il nous a en effet arrachés à l'empire des ténèbres et nous a transférés dans le Royaume de son Fils bien-aimé, (Col 1,12-13),

 

…notre salut

 

Car la foi du cœur obtient la justice, et la confession des lèvres, le salut.11  Écriture ne dit-elle pas : Quiconque croit en lui ne sera pas confondu ? (Rm 10,10-11),

 

…n’est pas la récompense ou le résultat de nos mérites

 

  Que dirons-nous donc d'Abraham, notre ancêtre selon la chair ?2  Si Abraham tint sa justice des oeuvres, il a de quoi se glorifier. Mais non au regard de Dieu !3  Que dit en effet l'Ecriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice.4  A qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux : c'est un dû ;5  mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l'impie, on compte sa foi comme justice.6  Exactement comme David proclame heureux l'homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des oeuvres :7  Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts.8  Heureux l'homme à qui le Seigneur n'impute aucun péché.9  Cette déclaration de bonheur s'adresse-t-elle donc aux circoncis ou bien également aux incirconcis ? Nous disons, en effet, que la foi d'Abraham lui fut comptée comme justice.10  Comment donc fut-elle comptée ? Quand il était circoncis ou avant qu'il le fût ? Non pas après, mais avant ;11  et il reçut le signe de la circoncision comme sceau de la justice de la foi qu'il possédait quand il était incirconcis ; ainsi devint-il à la fois le père de tous ceux qui croiraient sans avoir la circoncision, pour que la justice leur fût également comptée,12  et le père des circoncis, qui ne se contentent pas d'être circoncis, mais marchent sur les traces de la foi qu'avant la circoncision eut notre père Abraham.13  De fait ce n'est point par l'intermédiaire d'une loi qu'agit la promesse faite à Abraham ou à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi.14  Car si l'héritage appartient à ceux qui relèvent de la Loi, la foi est sans objet, et la promesse sans valeur ;15  la Loi en effet produit la colère, tandis qu'en l'absence de loi il n'y a pas non plus de transgression.16  Aussi dépend-il de la foi, afin d'être don gracieux, et qu'ainsi la promesse soit assurée à toute la descendance, qui se réclame non de la Loi seulement, mais encore de la foi d'Abraham, notre père à tous,17  comme il est écrit : Je t'ai établi père d'une multitude de peuples -- notre père devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle le néant à l'existence.18  Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi père d'une multitude de peuples, selon qu'il fut dit : Telle sera ta descendance.19  C'est d'une foi sans défaillance qu'il considéra son corps déjà mort -- il avait quelque cent ans -- et le sein de Sara, mort également ;20  appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, il rendit gloire à Dieu,21  certain que tout ce que Dieu a promis, il est assez puissant ensuite pour l'accomplir.22  Voilà pourquoi ce lui fut compté comme justice.23  Or quand l'Ecriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n'est point pour lui seul ; elle nous visait également,24  nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d'entre les morts Jésus notre Seigneur,25  livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. (Rm 4) ;

 

J'aurais pourtant sujet, moi, d'avoir confiance même dans la chair ; si quelque autre croit avoir des raisons de se confier dans la chair, j'en ai bien davantage : 5  circoncis dès le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu fils d'Hébreux ; quant à la Loi, un Pharisien ; 6  quant au zèle, un persécuteur de l'Eglise ; quant à la justice que peut donner la Loi, un homme irréprochable. (Ph 3,4-6) :

 

…il est l’œuvre de la foi

 

Mais maintenant, sans la Loi, la justice de Dieu s'est manifestée, attestée par la Loi et les Prophètes (Rm 3,21) ;

 

…et d'être trouvé en lui, n'ayant plus ma justice à moi, celle qui vient de la Loi, mais la justice par la foi au Christ, celle qui vient de Dieu et s'appuie sur la foi ; (Ph 3,9)

 

 

Quoi que notre arrêt précédent ait été long, ceci pour des raisons diverses dont une personnelle, la réflexion sur notre foi ne demeure pas moins centrale surtout compte tenu des challenges spirituels à venir. Nous avons parfois de longs textes bibliques à revoir, mais cela est nécessaire et correspond bien à la demande du Ciel qui nous est faite, alors courage, poursuivons, sans coup férir, notre périple dans ce désert.

 

 

Publié dans 40 jours--->Pâque

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