Fête de la Toussaint et fêtes des trépassés - 1er et 2 novembre 2009

Publié le par monSeigneur et monDieu

 



 

c.à.d. dans le langage commun : Des morts et des défunts.

 

La Toussaint et la commémoration des  défunts nous conduisent dans nos églises et cimetières et nous interpellent sur le Paradis et le Purgatoire. Le but de la vie humaine, l'Éternité avec Dieu et la Purification avant da l'atteindre.

 

On a souvent tendance à faire une confusion entre la fête de la Toussaint : le 1er  novembre - et le Jour des Morts : le 2 novembre.

 

 

C'est la raison pour laquelle certains considèrent que la Toussaint est une fête triste. Alors que c’est une fête joyeuse.

 

A la Toussaint et au Jour des Morts (des défunts, des trépassés), on célèbre ceux qui ne sont plus parmi nous.

 

La fête de la Toussaint a été instituée par l'Église pour répondre à différentes situations. 

Après les persécutions, on a d'abord fait une fête de tous les martyrs qui a été célébrée en Orient à partir du 4eme siècle. La date était le dimanche qui suit la Pentecôte à l'église d'Édesse, le 13 mai à Antioche. La fête du 13 mai s'est diffusée à Rome au  7eme siècle; ce fut, en 610,  à l'occasion de la transformation du temple païen du Panthéon de Rome dédié à tous les dieux en sanctuaire chrétien, que le Pape Boniface IV le consacra à la Mère de Dieu sous le nom de Sainte Marie des martyrs et à tous les saints martyrs. Une « fête de tous les martyrs » fut alors célébrée le 13 mai.

 

 

 

En 835, le pape Grégoire IV transféra cette fête au 1er novembre, en l'étendant à « tous les saints » et ordonna que cette fête soit célébrée dans le monde entier. 

 

C’est seulement au XXe siècle que Pie X l’insère sur la liste des huit fêtes, avec obligation d’entendre la messe. La fête de tous les saints devient une fête chômée. Elle illumine le jour suivant, le 2 novembre, journée du souvenir de tous les défunts. 

 

 

Distinction entre les deux fêtes 

 

 

La Toussaint 

…est  la fête de tous les saints, de tous ceux qui  sont admis à partager le bonheur  de Dieu. Ils nous attendent et nous tendent la main : grands saints et saints anonymes qui ont entendu le message des béatitudes et y ont répondu. C'est la fête de tous les saints connus et inconnus. C'est la fête de la grande foule des saints qui n'ont pas été "canonisés" cad reconnus comme saint officiellement par l'Église.

 

Nous leur demandons de nous aider dans notre vie quotidienne. 

En réalité, toute prière s’adresse à Dieu. Ainsi, on ne prie donc pas les saints, mais on leur demande d’intercéder pour nous auprès de Dieu, de prier Dieu et le Christ pour nous. La Litanie des saints est l’une des plus belles et des plus simples prières. Par cette longue invocation, l’Eglise de la terre appelle à son aide l’Eglise du ciel. D’abord nous nous adressons à Marie, mère de l’humanité pour qu’elle intercède pour nous, puis sont invoqués les apôtres, les martyrs, les missionnaires, les docteurs de l’Eglise, les saints de nos diocèses. Chaque invocation est ponctuée de la demande : « priez pour nous ». Les Litanies sont chantées tout spécialement pendant la veillée pascale, lors des baptêmes, des ordinations des diacres, des prêtres et des évêques ou à l’ouverture de la messe de la Toussaint.  

 

De qui parle Jésus ? 

 

Les quatre premières béatitudes s’adressent à des personnes qui vivent manifestement un manque : être pauvre (ou humble, voire humilié), être doux (sans violence ?), être affligé, avoir faim et soif… de justice ! Le manque fondamental, en fait, est celui de la justice et il donne sens à tous les autres. 

 

 

Les quatre béatitudes suivantes restent dans la thématique de la justice, mais cette fois au niveau d’un ''engagement'' : faire miséricorde, être pur de cœur, faire la paix, être persécuté à cause du combat pour la justice. Sous différentes facettes, on peut dire que les béatitudes déclarent heureux ceux et celles pour qui la justice (du Royaume, cf. Mt 5,20) est un enjeu majeur. Si les prophètes dénonçaient ceux qui pratiquaient l’injustice, Jésus déclare heureux ceux qui placent au centre de leur vie le souci de la justice. 

Dans cette perspective, il faut noter enfin que Jésus parle très concrètement : de l’esprit (ou du souffle), du cœur, d’avoir faim et soif, du regard (et des pleurs). Le paradoxe par lequel Jésus déclare heureux ceux et celles qui ne se pensaient pas tels, mais qui sont concernés par la justice, touche au plus intime de notre être. Car ce paradoxe a quelque chose à voir avec la relation à Dieu : voir Dieu (v. 8), être appelé fils de Dieu (v. 9). En faisant confiance aux déclarations des béatitudes, à la suite de Jésus qui nous ouvre ce chemin, ce qui nous est promis n’est rien de moins que la joie et l’allégresse d’une relation filiale avec Dieu.   (Extrait du blog despetitschanteursdelaressurection)

 


 
  

Quels saints sont fêtés le Jour de la Toussaint ? 

 

 

 

  • Non pas seulement les grands saints, la Vierge Marie, St Joseph, Sainte Thérèse ou les Apôtres, (ces grands saints ont leur fête propre)
  • mais aussi, et surtout les obscurs, les sans-grades, les petits, les humbles, les pauvres, nos parents, nos amis, tous ceux qui nous ont précédés et nous ont fait du bien, ceux qui nous ont aimés. 

 

C’est la foule immense de ceux qui ont fait le bien qui ont aimé le bien, qui ont aimé Dieu et qui ont mis en pratique l'Évangile. Jésus nous précise ce qu'ils ont fait dans l’évangile selon Saint Matthieu 25, 31 s. Reportez-vous-y

Le livre de l’Apocalypse décrit le bonheur et la félicité de ces élus : 7, 9-14 :

Ils sont dans la gloire de Dieu et chantent éternellement les louanges de Dieu, avec la Vierge Marie, les anges, les apôtres de tous les temps. Ils prient Dieu pour nous.

Le Jour de la Toussaint, on va à la Messe en leur honneur. Autrefois, on parlait de fête d'obligation afin d’en souligner l'importance.

 

La fête de la Toussaint témoigne donc de l'espérance chrétienne devant la mort. Elle atteste qu' à la fin de notre existence terrestre la vie n'est pas détruite, elle est transformée. C'est la fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection et à son bonheur éternel. La Toussaint est la fête joyeuse de la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d'hommes. 

 

 

2 novembre : le Jour des morts, des trépassés.

 

L’homme ayant acquis la notion du temps. Il sait qu'il doit mourir : il naît et meurt, il croit alors à une vie après la vie biologique, à une survie a laquelle tout homme doit se préparer, pour laquelle il doit être prêt. Aussi éprouve t’il donc le besoin de donner un sens à sa vie, à sa mort, de prolonger sa vie après son trépas terrestre.

 

Les anciens ne parlaient pas, en effet de mort, mais de trépas... Il y a une différence fondamentale entre les deux termes.

Le trépas - tré = à travers, pas = passer à travers la mort, n'est pas la mort, fin de toute vie, pouvant être assimilé au néant, mais le passage vers une autre vie.

 

Ce jour-là, le Peuple de Dieu prie pour ses défunts, pour tous ceux qui sont décédés, mais qui peut-être, ne sont pas encore dans la gloire de Dieu. Ils ont été pécheurs - nous le sommes aussi - et parfois ont oublié d'aimer Jésus.

 

Or "Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’'assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d'obtenir la sainteté- nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. catéchisme de l'Église Catholique :1030/1032.

 

Ils traversent une épreuve de purification avant d'entrer dans la gloire de Dieu. Dans le Purgatoire , ils attendent le pardon de Dieu. Et c'est pour nous une grande espérance de savoir que nos prières peuvent hâter leur délivrance.

Nous devons donc prier pour eux, pour qu'ils aillent rapidement au paradis, dans le ciel.

A notre prière, Dieu leur fera miséricorde. il leur pardonnera leurs péchés comme Il a pardonné au Bon larron de l’Évangile. Aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le Paradis Lc 23,43

 fete morts

Prions donc beaucoup pour les défunts le Jour de la Toussaint, et le Jour des Morts, pour tous les trépassés, pour tous ceux qui nous sont chers. Si cela nous est possible, assistons le 2 novembre à la Messe qui est toujours célébrée ce jour-là à leur intention et faisons pour eux un temps d'Adoration devant le Saint-Sacrement.

 

Eux, en remerciement, prieront pour nous le Seigneur dans le ciel. Ne manquons pas de dire chaque jour dans notre prière :

Miséricordieux Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.

 

Soyons signes d'une communion ecclésiale vécue entre vivants et trépassés comme en témoigne la tradition multiséculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et le fleurissement des tombes à la Toussaint. Ces deux gestes symbolisent pour le croyant non sa tristesse, mais sa confiance en la Miséricorde de Dieu qui pour répondre à nos suppliques en faveur des défunts, répand Sa Grâce sur ceux qui ont encore besoin de purification pour jouir en Sa présence de la Béatitude Éternelle. Donc lumière et fleurs témoignent notre espérance en une vie heureuse après la mort.

 

 

Publié dans Religion

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