Joseph saint fêté deux fois dans l'année (19 mars et 1er mai)

Publié le par monSeigneur et monDieu

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La fête de Saint Joseph se place au 19 mars, et elle était très suivie par les artisans (il était charpentier) puis par les ouvriers (pour ces derniers, dans les limites de leurs disponibilités) ; - Saint Joseph voit son culte prendre de l'ampleur dès le XVIe siècle ;

En 1621 le pape Grégoire XV éleva la fête du de Saint Joseph le 19 mars au rang de fête d'obligation ;

En 1642 le pape Urbain VIII confirma à son tour le rang de cette fête ;

En 1661, après l'apparition et le miracle de la source de Cotignac (cf. ci-dessous), Mgr Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement les apparitions de saint Joseph et en approuve le culte ;

Cette même année 1661 le roi Louis XIV consacre la France à saint Joseph, chef de la Sainte Famille ;

Le 8 décembre 1870 le pape Pie IX déclara officiellement Saint Joseph Patron de l'Eglise universelle, et fit du 19 mars une fête solennelle ;

En 1889, le pape Léon XIII démontra comment Saint Joseph est le modèle des pères de famille et des travailleurs, et lui décerna officiellement le titre de « saint patron des pères de famille et des travailleurs », titre que la piété populaire lui avait déjà décerné depuis des siècles ;

En 1955 le pape Pie XII reprit bien volontiers le principe de la fête du travail en instituant la solennité de Saint Joseph artisan et en la fixant au 1er mai de chaque année ; Saint Joseph est ainsi l'un des saints que l'on fête deux fois dans l'année (19 mars et 1er mai) ; - le pape Jean XXIII a ajouté son nom au canon de la Messe.

Quelques vieux-catholiques considèrent cela comme une innovation, mais la plupart emploient le missel de 1962, où ce changement est inclus. On notera que dans quelques traditions protestantes on célèbre aussi cette fête pour commémorer la vie et le témoignage de Saint Joseph.

 

Il est aussi connu pour ses apparitions: la plus célèbre est celle de Cotignac (dans le Var), le 7 juin 1660, Gaspard Ricard, un berger de Cotignac, fait paître ses moutons sur les pentes du Bessillon. En ce milieu d’une journée brûlante, il se repose avec ses bêtes, à l’ombre des arbres. Il est très éprouvé par la soif car il a depuis longtemps épuisé sa gourde. Tout à coup, un homme surgit devant lui et, montrant une pierre, lui dit : « Je suis Joseph, enlève-la et tu boiras ».

D’un regard connaisseur, Gaspard évalue le poids de la roche et objecte : « Je ne pourrai, elle est trop lourde ». Mais le mystérieux visiteur réitère son ordre. Le pâtre obéit et il a la stupéfaction de faire basculer le rocher au premier effort. Une eau vive se met alors à ruisseler ! Alertée, la population de Cotignac accourt au lieu du prodige et s’émerveille lorsque huit hommes essaient en vain de déplacer le rocher. La crainte s’empare du berger qui s’écrie : « C’est saint Joseph qui était là, c’est bien lui qui m’en a donné pouvoir ». Son émotion se communique à toute la foule qui s’agenouille et rend grâce à l’Epoux de la Vierge Marie pour ce signe et pour cette source, image des grâces abondantes que le céleste Patriarche désire déverser sur ceux qui l’invoquent.

Les guérisons obtenues par l’application de l’eau de la fontaine attirent les pèlerins sur les flancs du Bessillon et le culte de saint Joseph, inexistant jusqu’alors dans la contrée, prend un essor extraordinaire et se répand au-delà de la Provence. Une chapelle sera rapidement édifiée à l’endroit du miracle et des pères oratoriens prendront en charge la direction spirituelle des pèlerinages.

Le 31 janvier 1661, après enquête, Monseigneur Joseph Ondedei, évêque de Fréjus, reconnaît officiellement les apparitions de saint Joseph et en approuve le culte. Cette même année et suite à ces merveilleux événements, le roi Louis XIV consacre la France à saint Joseph, chef de la Sainte Famille. A cette occasion, Bossuet, avec le talent qu’on lui connaît, s’exprimera en ces termes : « Joseph a mérité les plus grands honneurs parce qu’il n’a jamais été touché de l’honneur. L’Eglise n’a rien de plus illustre parce qu’elle n’a rien de plus caché ».

 

Aux petits bergers de Fatima, la Sainte Vierge annonce, lors de sa quatrième apparition, le 19 août 1917 :« Le dernier mois … saint Joseph viendra avec l’Enfant Jésus pour donner la paix au monde ». Et en effet, le 13 octobre, lors de la sixième et dernière apparition voici suivant les termes de Lucie ce dont les enfants furent les témoins : « J’ai vu Notre-Dame du Rosaire, revêtue d’un manteau bleu, recouvrant le blanc très brillant de sa robe ; et, habillé d’un vêtement rouge, saint Joseph ayant l’enfant Jésus sur les bras ».

 

Saint Joseph est le modèle par excellence des pères de famille et des parents chrétiens, il est le patron des travailleurs et de tous ceux qui souffrent, des prêtres, des ordres religieux et des âmes virginales. Il veille particulièrement sur les enfants et sur la jeunesse. Il est de plus le patron de la Belgique et enfin celui de la bonne mort. En ces temps de grande dérive morale, il est plus qu’urgent de se tourner vers ce modèle de pureté et de chasteté.

 

Dans ses litanies, saint Joseph est honoré sous le titre redoutable de Terreur des démons. Qui en effet, après la Très Sainte Vierge Marie peut comme saint Joseph faire trembler l’enfer et effrayer celui « qui rôde dans le monde en vue de perdre les âmes » ?

 

Le 19 mars 1971, le Pape Paul VI s’adressait aux pèlerins de Rome en déclarant saint Joseph, « protecteur de la famille » et en exhortant les catholiques à recourir au saint Patriarche. Ces propos sont plus que jamais brûlants d’actualité : « Nous savons tous combien la famille a aujourd’hui besoin de protection et d’amour inviolable et sanctifiant : saint Joseph, invoqué avec piété, ne laissera pas manquer de sa protection. Et il voudra également protéger la Sainte Eglise, aujourd’hui si troublée et affligée ».

 

Marthe Robin, la stigmatisée de Châteauneuf-de-Galaure, dont la cause de béatification est introduite, a dit un jour à propos de saint Joseph cette parole : « L’Eglise va le redécouvrir ! »

Il apparut aussi à quelques mystiques, dont Mary Ephrem, qui a reçu l'imprimatur de son évêque.

 

 



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