Le petit Journal de Sœur Faustine : Cahier 1 (N°1 à 16)

Publié le par monSeigneur et monDieu

 

Un soir, j’étais au bal ...Pendant que tout le monde s’amusait, j’éprouvais des tourments intérieurs...au moment où je commençais à danser, j’aperçus près de moi Jésus supplicié, dépouillé de ses vêtements, tout couvert de blessures, qui me dit ces mots : « jusqu’à quand vais-Je te supporter, et jusqu’à quand vas-tu Me décevoir ? »

 

 

Cahier 1  

 

1- Ô Amour Eternel, Vous me faites peindre votre sainte image,

Et Vous nous découvrez la source de miséricorde inconcevable

Vous bénissez ceux qui approchent Vos rayons,

Et l’âme noire deviendra blanche comme neige.

 

Ô Doux Jésus, c’est ici que Vous avez établi

Le trône de Votre Miséricorde,

Pour réjouir et aider l’homme pécheur.

De Votre Cœur ouvert, comme d’une source limpide,

Coule la consolation pour l’homme repentant.

 

Que l’honneur et la gloire pour cette image

Ne cessent jamais de jaillir de l’âme humaine !

Que la gloire de la miséricorde divine découle

De chaque cœur,

Maintenant et à chaque heure,

Et dans les siècles des siècles.

 

2-. Oh mon Dieu,

Lorsque je regarde les lendemains, la peur me prend.

Mais pourquoi sonder le futur ?

Pour moi, ce n’est que le moment présent qui est cher,

Car l’avenir peut ne pas s’établir dans mon âme.

 

Le temps passé n’est plus en mon pouvoir,

Pour changer quelque chose, corriger ou ajouter.

Car ni le sage, ni les prophètes ne seront parvenus à le faire.

Donc, il faut remettre à Dieu ce que l’avenir contient.

 

Ô moment présent, tu m’appartiens tout entier.

Je désire tirer profit de toi selon mes possibilités,

Et bien que je sois petite et faible,

Vous me donnez la grâce de Votre Toute-Puissance.

 

C’est donc par la confiance en Votre miséricorde

Que j’avance dans la vie comme un petit enfant,

Et je vous offre chaque jour mon cœur

Brûlant d’amour pour Votre plus grande gloire.

 

3-.J.M.J.

Dieu et les âmes.

Roi de Miséricorde, dirigez mon âme !

Sœur Marie Faustine

Du Très Saint Sacrement.  

 

4-.Ô mon Jésus,c’est en ayant confiance en Vous,

Que je tresse des milliers de guirlandes,

Et je sais qu’elles vont toutes fleurir,

Lorsque le divin soleil les illuminera.

 

Ô mon Dieu caché

Dans ce grand et Divin Sacrement !

Jésus, soyez avec moi à chaque moment !

Et mon cœur sera tranquillisé.

 

5-. J.M.J.

Dieu et les âmes.

Soyez adorée, ô Très Sainte Trinité, maintenant et toujours. Soyez adorée dans toutes Vos œuvres et toutes Vos créatures. Ô Dieu ! que la grandeur de Votre Miséricorde soit admirée et louée !

 

6-.Je dois noter les rencontres de mon âme avec Vous, mon Dieu, dans les moments de Vos visites particulières. Je dois parler par écrit de Vous. Oh ! inconcevable Miséricorde envers moi, pauvre créature. Votre sainte volonté est la vie de mon âme. Celui qui Vous remplace auprès de moi sur cette terre et m’explique Votre sainte Volonté, m’a donné cet ordre. Jésus, voyez comme il m’est difficile d’écrire, de noter clairement ce que mon âme éprouve .O! mon Dieu, la plume peut-elle matérialiser ce qui parfois n’a pas de mot ? Mais Vous m’ordonnez d’écrire, O ! mon Dieu, et cela me suffit.

 

7-.L’entrée au couvent.

Dès l’âge de sept ans, je perçus l’appel définitif du Seigneur, la grâce de la vocation à la vie religieuse. Pour la première fois, j’entendis en moi la voix de Dieu, c’est-à-dire l’invitation à une vie plus parfaite ; mais je n’ai pas toujours été obéissante à cette invitation de la grâce. Je n’ai rencontré personne qui aurait pu m’expliquer ces choses.

 

8-.A dix-huit ans, j’ai prié très instamment mes parents de me permettre d’entrer au couvent ; ils repoussèrent catégoriquement ma demande. Après quoi je me suis adonnée aux vanités de la vie, ne faisant aucune attention aux signes de la grâce, bien que mon âme ne trouvât contentement en rien.

Cet appel constant était un grand tourment pour moi ; je tâchais pourtant de l’assourdir par des divertissements. J’évitais intérieurement Dieu et me tournais résolument vers les créatures. Cependant la grâce de Dieu fut victorieuse.

 

9-.Un soir, j’étais au bal avec une de mes sœurs. Pendant que tout le monde s’amusait, j’éprouvais des tourments intérieurs. Soudain, au moment où je commençais à danser, j’aperçus près de moi Jésus supplicié, dépouillé de ses vêtements, tout couvert de blessures, qui me dit ces mots : « jusqu’à quand vais-Je te supporter, et jusqu’à quand vas-tu Me décevoir ? »

A ce moment la charmante musique cessa pour moi, la société où je me trouvais disparut à mes yeux, il ne restait que Jésus et moi.

Je m’assis auprès de ma sœur, simulant un mal de tête, pour cacher ce qui venait de se passer.

Quelques instants plus tard, je quittai discrètement la société de ma sœur, et je me rendis à la cathédrale Saint Stanislas Kosta ,l’heure commençait à prendre une teinte grise, il y avait peu de personnes dans la cathédrale ; ne faisant attention à rien de ce qui se passait autour de moi je me prosternai devant le Très Saint Sacrement et demandai au Seigneur qu’il daigne me faire connaître ce que je devais faire.

 

10-.Tout à coup j’entendis ces paroles « pars tout de suite pour Varsovie; là tu entreras au couvent. »Me redressant après cette prière, je rentrai à la maison où je rangeai mes affaires. De mon mieux j’appris à ma sœur ce qui s’était passé. Je l’invitais à dire adieu de ma part à mes parents et ainsi, avec une seule robe, sans bagages, j’arrivai à Varsovie.

 

11-.En quittant le train et en voyant que chacun des passagers prenait sa route, je fus saisie de frayeur : que faire ? A qui m’adresser ? Je dis à la Sainte Vierge « Marie, conduisez moi, guidez-moi ! » Aussitôt je perçus que je devais quitter la ville pour un village où je pourrais passer la nuit en sûreté. Je trouvais tout comme la Sainte Vierge me l’avait dit.

 

12-. Le lendemain de très bonne heure, j’arrivai en ville. J’entrai dans la première église rencontrée, et me mis à prier pour connaître la volonté divine. Les messes se succédaient. Pendant l’une d’elles j’entendis ces mots: Va trouver ce prêtre ! et dis-lui tout. Il t’expliquera ce que tu dois faire. »

La messe finie, je suis allée à la sacristie. J’ai raconté au prêtre tout ce qui s’était passé et je lui ai demandé de m’indiquer dans quel couvent je devais entrer.

 

13-. Le prêtre s’étonna d’abord mais il me dit avoir grande confiance, que Dieu disposerait de mon avenir. « En attendant je t’enverrai chez une pieuse dame qui t’hébergera jusqu’au moment où tu entreras au couvent. »

Pendant mon séjour chez cette dame qui me reçut avec beaucoup de bienveillance, je cherchais le couvent, mais à chaque porte où je frappai, on me refusait. La douleur serrait mon cœur et je dis au Seigneur Jésus: « Aidez moi, ne me laissez pas seule »

 

14-. Enfin, je frappais à notre porte. La Mère Supérieure, l’actuelle Mère Générale Michèle, m’accueillit. Après une brève conversation, elle m’invita à aller chez le Maître de la maison demander s’Il me recevrait. Je compris tout de suite que je devais prier le Seigneur Jésus. Avec grande joie, je suis allée à la chapelle et lui dit : « Maître de cette maison, est ce que vous me recevrez ? c’est ce qu’une sœur m’a ordonné de demander. » Et tout de suite j’entendis : « J’accepte tu es dans mon cœur. » Quand je sortis de la chapelle, la Mère Supérieure me demanda : »Eh bien, est ce que le Seigneur t’a reçue ? » « Oui », lui répondis-je. « Si le Seigneur t’a reçue, je te reçois aussi. »

 

15-. Telle fut ma réception. Mais pour plusieurs raisons, je dus rester dans le monde chez cette dame pendant plus d’une année, mais je ne suis plus retournée à la maison.

Entre temps, je dus affronter de nombreuses difficultés, mais Dieu ne m’épargnera pas ses grâces. Une nostalgie de Dieu, toujours grandissante, s’empara de moi.

Mon hôtesse, bien que très pieuse, ne comprenait pas le bonheur de la vie religieuse et, très honnêtement, elle commença à élaborer d’autres projets pour ma vie ; malgré tout, je ressentais que mon cœur était si grand que rien ici bas ne pouvait le combler.

 

16-. Alors je me tournai vers Dieu de toute mon âme languissante. C’était pendant l’octave de la Fête-Dieu. Dieu me remplit d’une lumière intérieure, d’une connaissance approfondie de Celui qui est le plus Grand Bien et la plus Grande Beauté. Je reconnus combien j’étais aimée de Dieu de toute éternité.

Pendant les vêpres, par des mots tout simples, je fis vœu de chasteté perpétuelle. Depuis ce moment je sentis une grande intimité avec Dieu, mon Epoux, et fis une petite cellule dans mon cœur, où je demeurai toujours avec Jésus.

 

Publié dans Religion

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article