Sermon du Saint Curé d'Ars sur le travail du dimanche.

Publié le par monSeigneur et monDieu

Sermon du Saint Curé d'Ars sur le travail du dimanche

 

 

Travailler le Dimanche en France pourquoi tant de volonté à l’institutionnaliser...

Maintenant un certain nombre, et plus tard combien de catholiques pourront se trouver confrontés à des choix difficiles dès lors que le travail du dimanche s'institutionnalise en France, doucement mais sûrement,...

 

En recherche de documents sur le Saint Curé d'Ars, voici un de ses sermons sur lequel je suis tombé. Étant à ce moment là sur un message de notre Seigneur donné à Père Melvin : Le repos du sabbat - Père Melvin - Jeudi 18 novembre 2010, je désirais vous le soumettre, mais suite à la panne de mon PC, cela n’a point été possible. Je vous le poste car il mérite notre attention !

 

Il est indéniable que quasiment aucun prédicateur n’oserait plus parler ainsi de nos jours et c’est bien dommage !

C’est une des raisons de la grande souffrance de notre Seigneur en voyant Son peuple dépérir faute de bonne nourriture spirituelle, si ce n’est pas d’absence totale de cette nourriture. Certaines personnes isolées (âgées ou grandes handicapées) en pâtissent davantage et sont quasiment la proie des prosélytes (TJ)° Témoins de Jéhova :

 

« Vous travaillez, vous travaillez, mes enfants, mais ce que vous gagnez ruine votre âme et votre corps. Si on demandait à ceux qui travaillent le dimanche: « Que venez-vous de faire? » ils pourraient répondre: « Je viens de vendre mon âme au démon, de crucifier Notre-Seigneur, et de renoncer à mon baptême. Je suis pour l'enfer... il vous faudra peut-être pleurer toute une éternité pour ces gains terrestres... »

 

Quand j'en vois qui charrient le dimanche, je pense qu'ils charrient leur âme en enfer.

Oh! comme il se trompe dans ses calculs, celui qui se démène le dimanche avec la pensée qu'il va gagner plus d'argent ou faire plus d'ouvrage!

Est-ce que deux ou trois francs pourront jamais compenser le tort qu'il se fait à lui-même en violant la loi du bon Dieu ?

Vous vous imaginez que tout dépend de votre travail; mais voilà une maladie, voilà un accident... Il faut si peu de choses! un orage, une grêle, une gelée. Le bon Dieu a tout sous sa main, Il peut avec la prière vous éviter tant de déboires, mais il peut aussi simplement laisser faire... » les moyens ne lui manquent pas. N'est-ce pas toujours lui qui est le plus fort ? Ne faut-il pas qu'il reste le maître à la fin ?

 

Aucune récolte n’a été détruite suite à l’orage tant que le brave saint Curé a été présent à Ars.

Mais les récalcitrants demeuraient tenaces.

 

C’est ainsi qu’une femme vint trouver le Curé pour lui demander de ramasser son foin un dimanche.

« Mais lui dit le Curé, ce n'est pas nécessaire; votre foin ne risque rien. » Cette femme insista, disant: « Vous voulez donc que je laisse périr ma récolte ? » Elle mourut le soir même... Son éternité était plus en danger que sa récolte.....

 

Cela me fit venir en mémoire la parabole donné e par Jésus en Luc 12, 16-21 :

Il leur dit alors une parabole: "Il y avait un homme riche dont les terres avaient beaucoup rapporté.

Et il se demandait en lui-même: Que vais-je faire? Car je n'ai pas où recueillir ma récolte.

Puis il se dit: Voici ce que je vais faire: j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens, et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as quantité de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois, fais la fête.

Mais Dieu lui dit: Insensé, cette nuit même, on va te redemander ton âme. Et ce que tu as amassé, qui l'aura?

Ainsi en est-il de celui qui thésaurise pour lui-même, au lieu de s'enrichir en vue de Dieu."

 

Le Curé d’Ars poursuivait ainsi pour démontrer l’incongruité du travail le dimanche :

« Travaillez, non pour la nourriture qui se perd, mais pour celle qui demeure dans la vie éternelle. Que vous revient-il d'avoir travaillé le dimanche ? Vous laissez bien la terre telle qu'elle est quand vous vous en allez ; vous n'emportez rien.

Ah! quand on est attaché à la terre, il ne fait pas bon s'en aller!... Pourtant, notre premier but est d'aller à Dieu; nous sommes sur la terre pour cela...

Mes frères il faudrait mourir le dimanche et ressusciter le lundi.

Le dimanche, c'est le bien du bon Dieu; c'est son jour à Lui, le jour du Seigneur.

 

Il a fait tous les jours de la semaine; il pouvait tous les garder, il vous en a donné six, il ne s'est réservé que le septième; il veut qu'en ce jour, vous ne travailliez nullement, pas plus que si vous étiez à l'agonie.

 

De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Vous avez deux moyens bien sûrs de devenir pauvre: c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui.

 

Vous avez travaillé en ce saint jour? Donnez aux pauvres une aumône qui surpassera le profit que vous aurez fait ».

 

Ces paroles du Curé d’Ars sont encore bien plus d’actualité. Comment la sanctification du Dimanche pourra-t-elle être possible si avec les législations mises en vigueur et à venir, les trois quarts de la population travaillent ?

 

Progressivement et inexorablement, la France et la plupart des pays d'Europe, sous une action souterraine bien programmée, ont, sans s’en rendre compte, été amené à apostasier.

 

L’heure est à la « grand’ messe sociétale » ! Les mots faisant référence à un contexte chrétien sont détournés de leur sens et appliqués avec une joie suspecte à tout ce qui n’a aucunement trait à la religion.

Les Évangiles, la tradition des Pères de l’Eglise, la Foi, n'intéressent plus... Les Églises se vident, les fidèles ne « disposant pas » d’assez de temps pour y venir disent certains !

 

L’homme est devenu esclave de ce temps qui ne lui appartient pas, mais dont il a déjà par avance hypothéqué le cours en le remplissant de moult activités pas souvent indispensables. Le peu lui demeurant disponible, est attribué à son bien être.

Dans beaucoup de planning très organisés, Dieu n’a pas sa place !

L’homme a mis Dieu à la porte de son existence.

Dieu lui demeure devant cette porte attendant que nous daignions enfin lui ouvrir.

Finalement , lors d’un événement difficile de son existence, en plein désarroi, l’homme ouvre précipitamment sa porte à Dieu, et L’apostrophe en Lui demandant où Il était pendant cet événement douloureux.

Ainsi demeure l’homme toujours aussi insensé et irréaliste tant de ses priorités, de sa petitesse que de ce qu’est Dieu son Souverain Créateur !

Publié dans Religion

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MARTIN 13/12/2010 10:38


BRAVE SAINT CURE D'ARS ! Mais que deviennent donc tous nos frères qui
sont de garde le Dimanche ? Les pompiers, les Infirmiers , le SAMU, les boulangers, les policiers et tous ceux qui assurent les moyens de circulation.
L'Eglise dans sa Sagesse à permis la Sainte MESSE du samedi soir pour tous
ceux qui travaillent le Dimanche et qui n'iront pas en enfer pour autant !


monSeigneur et monDieu 13/12/2010 14:13



 



Dans cet article j'ai inséré un lien : cela veut dire qu'il faille s'y référer.


En préambule j'ai indiqué qu'au départ cet article aurait du se trouver en note complémentaire sous le message cité en référence. Cela
n'a pu l'être, la panne de mon PC ne m'ayant pas permis d'accéder aux textes qui y étaient.


Parfois nous allons au plus vite et passons à côté de ce qui nous est offert en prévision !


Notre monde de plus en plus tend à ce que nous cherchions ce qui n’a pas lieu d’être.


 
 

Je vais profiter d’être là en ce
moment à écrire ce mot, pour en glisser quelques uns s’adressant à nous tous : Nous somme sur la dernière ligne droite nous conduisant à la crèche.


Comme les mages, laissons derrière nous nos certitudes et allons de l’avant à la rencontre de l’Inconnu de notre Dieu qui nous demande
en premier lieu de faire un voyage en nous même, d’y déceler nos travers, et d’accepter de changer nos attitudes, nos vêtements de suffisance, pour que nu comme Lui nous puissions mourir à nous
même, afin que Lui enfin le Seul grain semé en terre par le Père puisse naître en nous et y croître à l’ombre de notre amour partagé avec nos frères.


 
 

En effet dans chacun de leurs messages, Notre Seigneur et la Mère nous convient à rentrer davantage en nous même, à
ne pas négliger de prendre Sa main tendue, et à Le laisser agir en nous : ainsi Son amour agira en nous et se propagera dans toutes nos relations. Nous aurons alors en nous Sa paix que nous pourrons répandre, à travers nos différents moyens de communication, sur tous ceux que nous côtoierons. Ainsi contribuerons-nous à
la naissance de notre Christ qui a lieu non pas uniquement le 25 décembre, mais doit se faire chaque jour que Dieu nous prête vie pour que nous soyons en toutes choses Ses témoins.